Exposition

Exposition estivale « Les Ruelles d’Antan » à Profondeville

Cet été, laissez-vous tenter par la balade « Les Ruelles d’Antan ». De la fin juin à la mi-octobre, déambulez allègrement dans les ruelles typiques du centre ancien de Profondeville, à la découverte d’une exposition de cartes postales d’époque et autres vues anciennes du village. Et souriez à l’évocation de quelques anecdotes enfouies dans la mémoire collective.

Merci aux riverains pour leur participation enthousiaste.
Les organisateurs

PARCOURS D’EXPOSITION

Cheminement pédestre à travers les ruelles

En partant du Parc de la Sauvenière se profile la ruelle l’Onot, accessible via un petit pont qui enjambe le ru éponyme.

01-02 : Face à la scierie se dressait, de l’autre côté de la Meuse, le château Misonne, du nom de son dernier propriétaire, Pierre Misonne, fils d’un administrateur de charbonnage. Il fut également appelé château de Dorlodot ou encore château de Fresnes. Construit au 19e siècle, il fut détruit en 1973 lors de l’expropriation du domaine pour y aménager les installations de la CIBE (Compagnie intercommunale bruxelloise des eaux), aujourd’hui Vivaqua.

02-03-04 : Lieu de convivialité et de festivités, le Parc de la Sauvenière accueillait, jadis, une scierie qui profitait directement de la présence du transport fluvial pour acheminer sa marchandise de bois.

05 : A côté de la scierie, sur la Chaussée de Namur, se trouvait un café.  

06 : Le Parc de la Sauvenière était déjà un lieu de festivités. Aujourd’hui encore, il accueille la Fête autour de l’eau, organisée par le comité Profondeville-Monde tous les premiers week-ends d’août.

07 : Ce bâtiment situé au coin de la rue Antoine Gémenne et de la Chaussée de Namur a notamment accueilli, dans les années 80, l’internat des filles de l’Institut du Sacré-Cœur de Burnot.

08 : Une station Esso se trouvait à l’emplacement de l’actuelle fromagerie « La voie lactée », sur la Chaussée de Namur.

09-10 : Un dessin de la fabrique de treillis et du grand élevage avicole Schoul-Renoir. Cette esquisse aurait près d’un siècle. D’anciennes constructions visibles à l’avant-plan montrent des vestiges des bâtiments avicoles.

11 : L’Hostellerie du Parc possédait, comme son nom l’indique, un très beau parc à l’arrière du bâtiment, côté Meuse. Ce bâtiment n’existe plus, remplacé désormais par un immeuble à appartements.

12 : Image étonnante de la Meuse gelée sur plus d’un mètre en 1929. Un épisode de grand froid qui a obligé les militaires du Génie à faire sauter la glace en amont du pont de Lustin pour éviter qu’il ne soit endommagé, voire emporté.

13 : Le tram 4 reliait Namur à Profondeville, gare terminus. Inaugurée en 1884, cette ligne reliait initialement Namur à Wépion en 30 minutes, avant d’être prolongée jusqu’à Profondeville en 1901. Elle transporte presque exclusivement des passagers dont bon nombre de bourgeois qui, charmés par la beauté de la région, construisent les fameuses villas mosanes au début du XXe siècle. Ils participeront activement au développement de la renommée de la fraise de Wépion dans le pays entier. Parallèlement, la région s’ouvre au tourisme. Le tram 4 sera remplacé en 1952 par un bus, plus souple et plus économique. Bus qui a conservé l’emblématique chiffre « 4 ». A noter que c’est le terminus profondevillois, en face de la Maison communale, qui aurait donné son nom au Café de la Gare.

14, 21, 27 : Les croisières mosanes restent un must du tourisme dans la région, que ce soit au départ de Namur ou de Dinant.

15-16 : Panorama qui permet notamment d’admirer les quantités d’habitations construites en un siècle à Profondeville.  

De la ruelle l’Onot à la ruelle Pyot en longeant le quai du café de la Gare…

17 : Seule photo colorisée, ce point de vue laisse apparaître un centre de village avant que ne soit construite la Maison de la culture. L’endroit a accueilli jadis un terrain de basket-ball sur lequel jouait l’équipe locale.

18-19 : La place et l’Eglise Saint-Remi. Cette dernière fut construite en 1895. La précédente église, de taille plus modeste, lui était perpendiculaire.

20 : La villa Clara, en hommage à Clara Clairbert, célèbre soprano belge qui y résida. Née à Saint-Gilles en 1899, elle est engagée en 1923 au Théâtre royal de la Monnaie où, durant 30 ans, elle fut adulée en prima donna. Elle s’est produite sur de nombreuses scènes européennes (Berlin, Bucarest, Lyon, Monte-Carlo, Genève…), mais aussi américaines (San Francisco, Chicago….). Après des adieux à la Monnaie en 1953, elle vécut à Bruxelles où elle décéda en 1970.

22-23 : L’Hôtel de la Rhétorique, aujourd’hui « La Vallée du Cachemire », abritait, comme la pancarte l’indique sur sa devanture, un commerce d’importation de vins d’Espagne et du Portugal. Parmi les petits plus offerts aux clients, la mise à disposition des barques de pêche.

24. : L’actuelle Maison communale a abrité de très nombreuses années l’école communale de Profondeville, avant qu’elle ne déménage dans les années 80 dans sa nouvelle implantation de la Rue Buissonnière, à la sortie du village en allant vers Dinant. A noter l’Hôtel Terminus, à droite, qui tire son nom de la fin de la ligne du tram 4 qui reliait Namur à Profondeville.

25 : La boucherie « Borbouse » et sa façade typique de la région.

26 : Une image très rare d’une pêche au filet dans la Meuse. La photographie date de 1907. A l’époque, l’on devait pêcher le brochet, le sandre, l’anguille…

28 : Grand’Rue vers Namur en 1904, à proximité aujourd’hui de la pizzéria. A noter le libellé de la photo qui parle des Bords de la Meuse.

Les ruelles Pyot et Lucie se font face dans un même élan…

29 : Grand’Rue vers Dinant cette fois avec, en blanc à gauche, le magasin « Saint-Antoine » où se trouve actuellement le Carrefour Express. La première maison à droite abrite désormais l’antenne locale de la police.

31 : Le haut de la Rue des Caquettes (avant qu’elle ne soit rebaptisée Rue Joseph Lonnoy du nom de la première victime locale de la guerre 14-18), dénommée ainsi en raison de la promiscuité de l’habitat. De sorte que tout s’y savait très vite. A droite, l’inscription de l’Hôtel Lallemand qui demeure encore visible de nos jours.

32, 33, 34 : La Rue des Caquettes en descendant vers le bord de Meuse. L’on peut voir qu’à l’époque, les petits commerces se trouvaient dans ces petites rues menant à la Meuse. Ainsi peut-on lire l’inscription « Café Bertulot » (32) ou encore voir la présence d’un libraire, d’un cordonnier, d’un photographe et encore d’un autre commerce un peu plus bas.

35-36 : En bas de la Rue des Caquettes se trouvaient deux cafés. L’un, le Tournaisien, abrite désormais la « Galerie de la Maison blanche ». L’autre, appartenant à Alexandre Derret, a donné son nom au coin Derret. Tous deux se situaient à proximité du passage d’eau et permettaient de se désaltérer en attendant d’embarquer.   

37, 43, 44, 45 : Le passage d’eau est un mode de transport typique qui permettait de rejoindre l’autre rive en barque et ainsi gagner la gare ferroviaire de Fresnes, en bas des rochers, pour rallier Namur en train. D’autres s’en servaient pour se rendre à leur travail à la carrière de Tailfer. Le dernier passeur d’eau s’appelait Albert Toussaint. Pour le héler, les gens criaient : « A l’eau, le passeur ! » se souviennent les anciens. « On le voyait alors descendre d’un pas lourd la Rue Joseph Lonnoy ». Il exerça jusqu’en 1969.
A la fin des années, l’OTPE décidait de relancer cette tradition à des fins touristiques. Chaque été, il est possible d’embarquer à bord de la « Belle de Fresnes » et de rejoindre l’autre rive. A noter qu’il existe quatre passeurs d’eau dans la Haute-Meuse : à Waulsort, à Yvoir (pour rejoindre l’île), à Profondeville et depuis peu à Wépion.

38-39 : Le défilé des barques fleuries constituait l’un des grands moments des festivités profondevilloises. Ici, lors de l’édition 1952.

D’une ruelle à un coin abritant la plus ancienne maison de Profondeville, il n’y a qu’un pas…

40, 41, 42 : Le Coin Derret doit son appellation au café-restaurant d’Alexandre Derret. La bâtisse existe toujours comme habitation particulière. Comme la plupart des établissements du bord de Meuse, il proposait des canots à la location.

46 : La Grand’Rue en venant de Dinant, constituait à l’époque l’unique voie de passage vers Namur.

47 : Vue du coteau de Lustin et ses villas mosanes, depuis le halage empierré du long pré qui mène jusqu’au lieu-dit « la botte ».

48 : Le chemin de halage permettait aux chevaux de tracter les embarcations. Sur la carte, l’on peut lire : « Lundi 16 août. Maman… est conduite au sommet des rochers. Visite de la grotte. Vue splendide ! »

Les organisateurs vous remercient de votre visite